La coinche est un jeu d’équipe pensé pour quatre. Il arrive pourtant qu’un joueur manque à la table. Plutôt que de ranger les cartes, les joueurs ont inventé des formules à deux et à trois. Elles ne sont pas officielles : il faut s’entendre sur la version choisie avant de commencer.
La coinche à trois : jouer avec un « mort »
La formule la plus répandue garde les quatre mains. Le donneur distribue huit cartes à chaque joueur et huit à une place vide, le mort. Après les enchères, le preneur joue avec le mort pour partenaire : ses cartes sont étalées face visible et c’est lui qui les pose. Les deux autres joueurs forment l’équipe adverse pour cette donne. Chaque joueur marque ensuite ses points à titre individuel.
Une autre version retire les Sept et les Huit pour jouer à trois avec 24 cartes, huit chacun. Elle va plus vite, mais le total des points change : 132 au lieu de 162, ce qui oblige à revoir l’échelle des contrats.
La coinche à deux
À deux, chaque joueur reçoit huit cartes en main et huit cartes posées devant lui en deux rangées de quatre : quatre cachées, quatre visibles par-dessus. Une carte visible jouée découvre la carte cachée qu’elle recouvrait. Les enchères se font comme à quatre ; le jeu de la carte suit les règles habituelles (fournir, couper, monter à l’atout), avec les cartes de la main et les cartes visibles. Cette formule demande de la mémoire, car l’adversaire voit une partie de votre jeu.
Ce qui ne change pas
- La valeur des cartes et les 162 points de la donne (avec le dix de der) ;
- la belote et rebelote, et, si la table les accepte, les annonces ;
- la coinche et la surcoinche, qui doublent puis quadruplent les points.
Quelle formule choisir ?
À trois, le mort garde l’esprit du jeu d’équipe et convient aux joueurs qui connaissent déjà les règles de la coinche. À deux, la version à cartes visibles est un bon entraînement au calcul. Dans tous les cas, notez la règle choisie en tête de la feuille de marque.






