La coinche n’a pas de date de naissance officielle. Elle s’inscrit dans une longue famille de jeux de levées à 32 cartes, où le Valet et le Neuf d’atout dominent, et dont la belote est la représentante la plus connue en France.
Une famille venue des Pays-Bas ?
Les historiens du jeu rapprochent la belote d’un jeu hollandais, le klaverjas, et des jeux de la famille du jass joués en Suisse. Tous partagent l’ordre particulier de l’atout, le Valet devant le Neuf. La belote se répand en France dans la première moitié du XXe siècle. L’origine de son nom reste discutée ; l’histoire d’un certain Henri Belot, évoquée sur la page d’accueil, relève plutôt de la légende.
De la belote à la coinche
La coinche, ou belote coinchée, ajoute à la belote un système d’enchères : au lieu de prendre une carte retournée, les joueurs proposent un contrat chiffré. Le verbe « coincher », mettre en difficulté, désigne le contre de l’adversaire. La belote contrée en est une version très proche ; les différences sont détaillées dans belote, belote contrée et coinche.
Un jeu de régions
La coinche est particulièrement jouée dans la région lyonnaise et dans le Sud-Est, où les concours de village et les clubs de cartes lui font une large place. Cette implantation explique la richesse de ses usages locaux : barèmes, annonces, seuils de partie varient d’une ville à l’autre, comme le montrent les variantes brésilienne, stéphanoise et bridgée.
Aujourd’hui
La coinche se joue toujours autour des tables, en concours associatifs, et en ligne sur des applications gratuites. Les règles de la coinche et le guide pour débuter permettent de rejoindre une partie en quelques minutes.






